J'ai toujours des difficultés à ce que Oxbow ne tire pas sur le mors. Je sais qu'il faut donner un accoup sur les rênes vers le haut et relâcher tout de suite, mais ce n'est pas si facile que ça
à faire.... Gaëlle m'a dit qu'on lui mettrait un mors plus dur pour l'obliger à se tenir. Je n'aime pas trop cette solution, car je me dis que c'est Oxbow qui est puni de mon incompétence, mais
d'un autre côté, je n'ai pas trop d'autres solutions pour lui faire perdre cette mauvaise habitude. J'ai vu que Pollux , un cheval du club, avait ce genre de mors. Je verrais bien, mais j'espère
que cela sera vite efficace et que je n'aurai pas à m'en servir longtemps !
Ce matin, j'ai essayé de mettre en application ce que j'ai lu dans le livre que je viens de m'acheter : " Ma méthode " de Jean
d' Orgeix sur la position des jambes et je dois dire que ça marche assez bien : il faut s'appuyer sur les étriers avec les gros orteils, de façon à ce que les jambes soient libres. Ainsi, ce ne
sont que les cuisses qui sont en contact avec le corps du cheval.
Pour les aides , il faut serrer les cuisses pour demander le pas et les mollets pour demander le trot. Si le cheval ne répond pas, il ne faut pas redemander, mais donner un petit coup de cravache
pour que le cheval comprenne tout de suite. Et je dois dire que ça a super bien fonctionné avec Oxbow ! J'ai peut-être enfin trouvé le truc pour qu'il réponde mieux aux jambes.
Ensuite, Florent est monté sur Oxbow.
Tout d'abord, il est passé sur des barres au galop :
Ensuite, il a sauté un petit croisillon :
et enfin, un droit :
Je suis bien contente que Florent veuille bien le monter de temps en temps, car cela le fera travailler avec un cavalier plus doué que moi, car
Virginie étant étudiante cette année, elle ne pourra plus beaucoup le monter.
Hier, je n'ai pas monté Oxbow, mais Florent et moi sommes allés avec lui dans le manège et avons passé d'excellents moments de complicité. La qualité des photos n'est pas extras, mais
il y a vraiment beaucoup de poussière dans ce manège....
Florent s'est amusé à se faire suivre par Oxbow :
Ensuite, nous avons joué au ballon :
Cette fois, j'ai appuyé au bon moment sur l'appareil photos !
J'ai ensuite essayé les déplacements lattéraux :
et toujours plein de caresses et plein de bisous entre chaque jeu ou chaque exercice :
J'ai aussi essayé ce que l'on appelle le join-up, c'est à dire coller nos pas sur celui du cheval pour qu'ensuite, ce soit le cheval qui essaie
de copier ses pas sur les nôtres. Mais ce n'est pas chose facile :
Essai de reculer :
J'espère pouvoir bientôt pouvoir mettre une vidéo qui montre que je m'y prends mieux, car ce n'est pas si évident de se bien se faire
comprendre !
Et pour finir, j'ai essayé de travailler Oxbow sans longe autour de moi. les premiers essais furent plutôt catastrophiques comme en témoigne cette vidéo :
mais à mon grand bonheur, j'ai réussi ensuite à ce que Oxbow fasse un cercle autour de moi au trot :
puis au galop :
Evidemment, vu la poussière que cela engendre, il faudrait que j'arrive à faire la même chose dans la carrière, mais je pense que cela doit être bien plus
difficile....
Et pour finir, rien de meilleure qu'une bonne pomme bien rouge :
sans oublier une petite séance de broutage de bonne herbe bien haute :
J'ai de nouveau longer Oxbow, mais cette fois, cela s'est mieux passé que la première fois : Oxbow
répondait un peu mieux et j'ai réussi à lui faire faire un tour au galop. Il faut bien dire tout de même qu'au début, Virginie m'a aidé en lui courant après pour le mettre au galop, mais quand j'ai
changé de main, il a été au galop tout seul.
Sur la vidéo, on ne le voit qu'au trot :
Ensuite, j'ai mis une barre au sol légèrement surélevé pour qu'il passe dessus, et là aussi, ce fut un succès.
Pour demander le passage dans une allure supérieure, on doit formuler sa demande par un geste ferme,
rapide et net des jambes, éventuellement de l’assiette, sans agiter ses mains, et surtout en prenant soin d’ouvrir légèrement les doigts mais sans perdre le contact.
Si le cheval ne se porte pas immédiatement dans l’allure supérieure, on doit aussitôt le rappeler à
l’ordre un peu sèchement, d’un petit coup de badine derrière la jambe.
Le cheval ne doit pas agiter la tête ou perdre sa rectitude .
¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤
Les transitions descendantes.
Avec un jeune cheval, obtenir un bonne transition descendante demande un peu plus de travail. Dans
un premier temps, il risque de relever la tête, de creuser le dos, de « tomber » un peu sur les épaules, notamment en passant du galop au trot. Il faut travailler la souplesse et
l’équilibre et amener le cheval à venir progressivement sur la main et à céder dans sa mâchoire ; seule cette pleine acceptation de la main, dans la décontraction, qui implique un bon
engagement des postérieurs et un bon soutien de la ligne du dessus, permettra d’obtenir des transitions descendantes satisfaisantes.
¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤
extraits tirés d'un livre "Equitation, styles et techniques"
aux Ed. Atlas
En longe: Pour bien aborder cet apprentissage difficile, il est préférable de travailler à pied dans un premier temps :
il suffit de se placer face à lui et de l"inciter à reculer en marchant vers lui tout en exerçant une tension intermittente sur la longe en direction de son poitrail. La plus légère
amorce de recul doit être récompensée afin que le cheval comprenne que c'est bien ce qu'on attend de lui.
Toujours accompagner la demande d'un ordre vocal ( " recule " par exemple. )
En filet : Faire marcher le cheval en main et demander un arrêt. L'arrêt doit être correct, les membres bien d'aplomb afin que le reculer se fasse à partir
d'un bon équilibre.
Se placer ensuite face au cheval et prendre une rêne dans chaque main près de sa bouche. Exercer une
tension vers l'arrière tout en faisant mine de marcher vers lui et en disant " recule ".
Là encore, la moindre amorce de recul doit s'accompagner d'une cession immédiate et d'une récompense. .
En selle : Le cheval recule par diagonaux : en conséquence, les aides avec lesquelles on demande le reculer doivent s'exercer alternativement à droite et à gauche,
leur action se réglant sur le diagonal qui recule.
Ainsi, lors des premiers reculers, les deux mains exercent une résistance, mais la main qui correspond au diagonal qui entame le reculer doit exercer une résistance plus marquée. Elle cède
ensuite légèrement tandis que l'autre main prend le relais pour accompagner l'autre diagonal.
L'assiette - Plus le cheval est débutant en la matière, plus le jeu de l'assiette doit être marqué. Pour inciter
le cheval à entamer le reculer, le cavalier creuse les lombaires et recule légèrement le bassin, " poussant" le cheval vers l'arrière.
Les jambes - Contrairement à un usage malheureusement assez répandu, on ne doit pas utiliser les jambes pour
demander l'arrêt.
Un bon arrêt préalable, avec un cheval tendu et engagé permet d'aborder le reculer avec l'impulsion nécessaire qui sera déclenchée par l'assiette. Pendant le reculer, les jambes restent
décontractées et ne font qu'encadrer le mouvement avec légèreté.
La fin du reculer - Dès que le cheval a exécuté le nombre de pas de reculer attendu, ou s'il se traverse, il faut le porter en avant sans passer par l'arrêt : le cavalier
inverse le mouvement de son bassin, engageant celui-ci fortement et poussant le cheval vers l'avant.
extraits tirés d'un livre "Equitation, styles et techniques" aux
Ed. Atlas
- Garder les mains basses et éventuellement, un peu écartées pour encadrer le cheval.
- Se tenir d'aplomb dans la selle.
- Préparer l'arrêt en se grandissant : se grandir en fermant les doigts sur les rênes.
La transition doit être franche mais non heurtée.
- Céder aussitôt que le cheval s'arrête : le bon arrêt s'obtient avec un cheval équilibré, léger sur la main, qui engage ses postérieurs et qui comprend bien la demande. Dans un
premier temps, il faut accompagner les aides de l'ordre vocal que l'on emploie en longe afin que le cheval prépare son arrêt. Dès que le cheval s'arrête, il faut céder, dans les mains, mais aussi
dans la tête !
Après quelques secondes d'immobilité, caresser et rendre les rênes. Au fil des leçons, prolonger un peu l'immobilité sur la main ( 30 secondes ). Changer plusieurs fois les rênes de main, puis
caresser et rendre les rênes.
Il ne faut pas abuser de la patience de son cheval. En revanche, on peut prolonger l'immobilité rênes longues : tant que l'on ne donne pas le signal de départ, le cheval doit rester immobile.
Une fois que le cheval sait rester immobile, on peut commencer à travailler le départ dans une allure sans avoir rendu les rênes. Mais il faut souvent revenir à l'arrêt-immobilité suivi de la
récréation qui favorise la décontraction.
Pourquoi des problèmes d'immobilité ?
La cavalier ne cède pas quand le cheval s'arrête (ni dans ses aides, ni dans sa tête ).
La cavalier est tendu, se projette dans la suite du mouvement : le cheval le sent et fait de même.
Au moment du départ, le cavalier utilise brusquement ses jambes ou même ses éperons : le cheval appréhende ce geste et cherche à
l'anticiper.
extraits tirés d'un livre "Equitation, styles et techniques"
aux Ed. Atlas
:
Ceci est mon blog où je vais essayer de raconter mon aventure avec Oxbow, mon camargue, et mettre toutes les connaissances en équitation que j'apprends au fur et à mesure, que ce soit en théorie ou en pratique. Mais surtout, je vais essayer de faire partager ma passion....
Commentaires Récents